{"id":3740,"date":"2018-08-16T11:28:57","date_gmt":"2018-08-16T11:28:57","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lemaghreb.org\/ar\/participation-au-wocmes-2018-a-seville-16-20-juillet\/"},"modified":"2018-08-16T11:36:37","modified_gmt":"2018-08-16T11:36:37","slug":"participation-au-wocmes-2018-a-seville-16-20-juillet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lemaghreb.org\/ar\/participation-au-wocmes-2018-a-seville-16-20-juillet\/","title":{"rendered":"WOCMES 2018 (16-20 Juillet, Seville): Pr\u00e9sentation du panel &#8220;Discours, participation et repr\u00e9sentation politique et sociale des jeunes&#8221;"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\">Particpation du groupe de recherche <img loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-3732 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.lemaghreb.org\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/WOCMES-2018-300x260.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"260\" srcset=\"https:\/\/www.lemaghreb.org\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/WOCMES-2018-300x260.jpg 300w, https:\/\/www.lemaghreb.org\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/WOCMES-2018-768x667.jpg 768w, https:\/\/www.lemaghreb.org\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/WOCMES-2018-1024x889.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/h1>\n<h1 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff9900;\">au WOCMES 2018 <\/span><\/h1>\n<h1 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #800000;\"><strong>\u00ab\u00a0Discours, participation et repr\u00e9sentation politique et sociale des jeunes en Afrique du nord depuis 2011\u00a0: m\u00e9dias, soci\u00e9t\u00e9 civile et institutions\u00a0\u00bb<\/strong><\/span><\/h1>\n<h2 style=\"text-align: center;\">Panel present\u00e9 et organis\u00e9 par Thierry Desrues (IESA-CSIC, JdA) et discut\u00e9 par Mohand Tilmatine (UCA)<\/h2>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>En Afrique du nord<\/strong>, les mobilisations de l\u2019hiver <strong>2010-2011<\/strong> qui ont conduit \u00e0 la chute du pr\u00e9sident Ben Ali en Tunisie et \u00e0 une r\u00e9forme constitutionnelle au Maroc ont g\u00e9n\u00e9ralement \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es par les m\u00e9dias, et voire par les manifestants eux-m\u00eames, comme des mouvements de contestation politique et sociale impuls\u00e9s par les jeunesses tunisienne et marocaine. Ce protagonisme de la jeunesse\u00a0a \u00e9t\u00e9 suivi par des <strong>discours officiel<\/strong>s et des rapports d\u2019institutions supranationales qui sans \u00eatre particuli\u00e8rement \u00a0novateurs et originaux ont situ\u00e9 de nouveau la participation politique et sociale des jeunes parmi les d\u00e9fis \u00e0 relever non seulement pour les gouvernements des pays du Maghreb, mais aussi pour la coop\u00e9ration internationale dans la r\u00e9gion.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Ces r\u00e9cits ont en commun un paradoxe : la jeunesse est pr\u00e9sent\u00e9e tour \u00e0 tour comme une ressource et comme un probl\u00e8me social, doubl\u00e9 d\u2019un probl\u00e8me politique.<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>La d\u00e9sillusion, mesur\u00e9e \u00e0 l\u2019aune de l\u2019abstentionnisme \u00e9lectoral<\/strong> des jeunes, qui semble dominer de larges pans de la jeunesse depuis 2013 conf\u00e8re une actualit\u00e9 renouvel\u00e9e \u00e0 la question de la repr\u00e9sentation politique et sociale des jeunes.<\/p>\n<p>Ce faisant, depuis 2011, <strong>les engagements des jeunes dans le secteur associatif se sont multipli\u00e9s<\/strong>, notamment en Tunisie, et dans une moindre mesure au Maroc (Desrues et Velasco, 2014).<\/p>\n<blockquote><p><strong>En parall\u00e8le, dans ces deux pays, on peut distinguer l\u2019\u00e9mergence de deux tendances : d\u2019une part, l\u2019offre de participation s\u2019est accrue et substantiellement diversifi\u00e9e ; d\u2019autre part, les institutions publiques de gouvernance, qu\u2019elles soient nouvelles ou r\u00e9form\u00e9es, font l\u2019objet d\u2019un suivi attentif par des acteurs de la soci\u00e9t\u00e9 civile, tr\u00e8s r\u00e9actifs en termes de veille, capables de d\u00e9noncer publiquement l\u2019action de pouvoirs publics qui violeraient les normes cens\u00e9s les r\u00e9gir et mettraient en cause les principes de justice, d\u2019\u00e9galit\u00e9 et de protection de collectifs d\u00e9favoris\u00e9s.<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>Par ailleurs, des <strong>mesures ont \u00e9t\u00e9 prises dans les deux pays pour favoriser la repr\u00e9sentation politique<\/strong> des jeunes, notamment au niveau des Parlements. En revanche, la situation en Alg\u00e9rie semble suivre un autre rythme qui nous rappelle le poids des trajectoires nationales tant au niveau de la configuration et des ajustements des r\u00e9gimes politiques que de la dynamiques des contestations.<\/p>\n<p>Conform\u00e9ment \u00e0 ces pr\u00e9misses, 7 ans apr\u00e8s les injonctions des mouvements protestataires de 2011, il s\u2019agit <strong>d\u2019analyser certaines \u00e9volutions de l\u2019activisme<\/strong> des jeunes en Tunisie et au Maroc ainsi que <strong>l\u2019image que nous renvoient les m\u00e9dias, les institutions et les acteurs nationaux et internationaux<\/strong> des jeunesses maghr\u00e9bines.<\/p>\n<h3><strong>Ce panel et les communications s\u2019inscrivent dans le cadre des r\u00e9sultats du projet: <span style=\"color: #800000;\">\u201cProbl\u00e8mes publics et militantisme au Maghreb. La participation sociale et politique des jeunes dans leur dimension locale et transnationale\u201d<\/span>, financ\u00e9 par le Minist\u00e8re espagnol de l\u2019\u00c9conomie et de la comp\u00e9titivit\u00e9 (CSO2014-52998-C3-2-P).<\/strong><\/h3>\n<h2><span style=\"color: #ff9900;\"><u>Titres des communications<\/u><\/span><\/h2>\n<p><strong>\u00c9ric Gobe : <span style=\"color: #800000;\"><em>Les jeunes dans les associations de surveillance : la professionnalisation d&#8217;un engagement politique ?<\/em><\/span><\/strong><\/p>\n<div class=\"cb-toggler\"><i class=\"fa fa-plus\"><\/i><i class=\"fa fa-minus\"><\/i><a href=\"#\" class=\"cb-toggle\">R\u00e9sum\u00e9<\/a><div class=\"cb-toggle-content\">Le 14 janvier 2011 vient clore le cycle de l\u2019\u00c9tat tut\u00e9laire et autoritaire tunisien ouvert avec l\u2019ind\u00e9pendance en 1956. Depuis le d\u00e9part du pr\u00e9sident Ben Ali, l\u2019\u00c9tat apparait affaibli. Les institutions \u00e9prouvent de grandes difficult\u00e9s \u00e0 r\u00e9guler un processus de changement politique cens\u00e9 aboutir \u00e0 l\u2019instauration d\u2019un r\u00e9gime d\u00e9mocratique stabilis\u00e9. Cette situation d\u00e9bouche sur l\u2019affirmation d\u2019acteurs ad hoc issus d\u2019initiatives d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 civile dont les composantes se posent comme une \u00ab contre-d\u00e9mocratie \u00bb ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment comme des acteurs d\u2019une \u00ab d\u00e9mocratie de surveillance \u00bb. Ainsi se multiplient les \u00ab observatoires \u00bb (de la justice, des m\u00e9dias, etc.), organisations mariant \u00ab capacit\u00e9 de contre-expertise \u00bb et \u00ab activit\u00e9 d\u2019interpellation \u00bb . L\u2019immense majorit\u00e9 de ces associations est anim\u00e9 par de jeunes activistes militants (entre 25 et 35 ans) qui, depuis le 14 janvier 2011, se posent en surveillants sourcilleux de l\u2019activit\u00e9 de l\u2019Assembl\u00e9 constituante et de la politique des gouvernements de transition qui se sont succ\u00e9d\u00e9. L\u2019action de l\u2019association, ap\u00f4tre de l\u2019open government, al-Bawsala (la boussole en fran\u00e7ais) apparait, \u00e0 ce propos, comme particuli\u00e8rement r\u00e9v\u00e9latrice de l\u2019\u00e9mergence de ces jeunes militants de la soci\u00e9t\u00e9 civile, soutenus par les grandes ONG internationale, qui se donnent pour objectif de contr\u00f4ler le travail constitutionnel, parlementaire et gouvernemental (notamment en mati\u00e8re budg\u00e9taire) en Tunisie. L\u2019objectif de cette recherche est pr\u00e9cis\u00e9ment d\u2019analyser la mani\u00e8re dont s\u2019articule l\u2019action de ces jeunes activistes, souvent form\u00e9s \u00e0 l\u2019international, avec la politique conduite par les organisations internationales \u00e9tatiques, comme non gouvernementales depuis 2011.<\/div><\/div>\n<p><strong>Mario Garc\u00eda Chicano:\u00a0<em><span style=\"color: #800000;\"> L\u2019engagement des jeunes \u00e9tudiants marocains : fragmentation organisationnelle actuelle et capital symbolique de l\u2019UNEM<\/span><br \/>\n<\/em><\/strong><\/p>\n<div class=\"cb-toggler\"><i class=\"fa fa-plus\"><\/i><i class=\"fa fa-minus\"><\/i><a href=\"#\" class=\"cb-toggle\">R\u00e9sum\u00e9<\/a><div class=\"cb-toggle-content\">L\u2019histoire du militantisme juv\u00e9nile au Maroc est marqu\u00e9e par la trajectoire de l\u2019Union nationale des \u00e9tudiants marocains (UNEM). Depuis sa cr\u00e9ation en 1956 et jusqu\u2019au d\u00e9but des ann\u00e9es 80, celle-ci incarne la radicalit\u00e9 de l\u2019activisme politique et social des \u00e9tudiants dont la vision transformatrice voire r\u00e9volutionnaire faisait \u00e9cho aux mouvements \u00e9tudiants de contestation \u00e0 l\u2019\u00e9poque dans le reste du monde. Les anciens militants de l\u2019UNEM historique, aujourd\u2019hui proches de l\u2019\u00e2ge de la retraite, jettent fr\u00e9quemment un regard sur le contexte politique marocain actuel qui reste marqu\u00e9 ind\u00e9pendamment de leur \u00e9valuation par leur militantisme de jeunesse. Victimes de la r\u00e9pression du r\u00e9gime d\u2019Hassan II auxquels ils s\u2019opposaient, ils regrettent l\u2019unit\u00e9 de la lutte malgr\u00e9 les fortes tensions internes qui existaient entre les diverses tendances politiques de gauche. Aujourd\u2019hui, le renouvellement de la participation sociale et politique des jeunes ainsi que la r\u00e9currence de la contestation \u00e9tudiante font que les campus universitaires et les lyc\u00e9es marocains connaissent de multiples protestations qui bien qu\u2019atomis\u00e9es connectent avec d\u2019autres cycles de mobilisation \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du pays et \u00e0 l\u2019international illustrant la transnationalisation croissante des causes ou tout au moins leur mont\u00e9e en visibilit\u00e9. M\u00eame si parmi ces \u00e9tudiants, certains se revendiquent de l\u2019UNEM, notamment \u00e0 cause du capital symbolique qu\u2019elle repr\u00e9sente toujours, l\u2019observation des organisations \u00e9tudiantes semblent montrer que celles-ci sont plut\u00f4t aux prises avec des luttes pour l\u2019h\u00e9g\u00e9monie id\u00e9ologique et organisationnelle sur les campus et que la r\u00e9activation de la vieille organisation \u00e9tudiante en tant qu\u2019embl\u00e8me du secteur \u00e9ducatif est devenue un objectif secondaire. La r\u00e9alit\u00e9 du mouvement revendicatif \u00e9tudiant est caract\u00e9ris\u00e9e par l\u2019atomisation des divers groupes et organisations pr\u00e9sentes sur les campus. Elle refl\u00e8te ainsi le panorama des formations politiques. Dans l\u2019impossibilit\u00e9 de remettre l\u2019UNEM sur les rails et de b\u00e9n\u00e9ficier de l\u2019unit\u00e9 d\u2019action que celle-ci pourrait permettre, le mouvement \u00e9tudiant de revendication est de plus en plus divis\u00e9 et inefficace tant dans les actions qu\u2019il entreprend que dans la r\u00e9ussite de ses objectifs.<\/div><\/div>\n<p><strong>Marta Gonzalez Garc\u00eda de Paredes:\u00a0<em><span style=\"color: #800000;\"> Jeunes et repr\u00e9sentation parlementaire au Maroc : un quota pour quoi faire ?<\/span><br \/>\n<\/em><\/strong><\/p>\n<div class=\"cb-toggler\"><i class=\"fa fa-plus\"><\/i><i class=\"fa fa-minus\"><\/i><a href=\"#\" class=\"cb-toggle\">R\u00e9sum\u00e9<\/a><div class=\"cb-toggle-content\">En 2011, suite aux vagues contestataires qui se succ\u00e9daient en Afrique du Nord et au Moyen Orient connues sous l\u2019appellation de \u00ab Printemps Arabe \u00bb, le Maroc adoptait une mesure \u00ab temporaire \u00bb visant \u00e0 corriger le manque de repr\u00e9sentation des jeunes dans les institutions politiques. Concr\u00e8tement, l\u2019adoption d\u2019une nouvelle liste \u00e9lectorale \u00e9lue dans une circonscription unique au niveau national, garantissait la pr\u00e9sence d\u2019au moins 30 d\u00e9put\u00e9s ayant moins de 40 ans. Cette mesure r\u00e9servant des si\u00e8ges pour les \u00ab jeunes \u00bb s\u2019inscrit dans une strat\u00e9gie politique plus ancienne d\u2019\u00e9largissement des m\u00e9canismes de repr\u00e9sentation, qui avait concern\u00e9 l\u2019inclusion des femmes au Parlement au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000. Vu que les \u00e9tudes sur la repr\u00e9sentation politique des jeunes sont encore balbutiantes, le cas du Maroc est une aubaine pour avancer dans la connaissance de ce m\u00e9canisme de discrimination positive. Ceci-dit, l\u2019adoption d\u2019une telle mesure n\u2019efface pas de fa\u00e7on m\u00e9canique les dynamiques de discrimination pr\u00e9existantes. En effet, elle agit de concert avec les normes et les pratiques en vigueur, qui influent ce qu\u2019on appelle \u00ab le processus de repr\u00e9sentation \u00bb. \u00c0 travers une m\u00e9thodologie mixte analysant, d\u2019une part, la pr\u00e9sence des jeunes \u00e0 la Chambre des Repr\u00e9sentants \u00e0 travers des donn\u00e9es quantitatives, et d\u2019autre part, les discours des acteurs \u00e0 travers des entretiens semi-structur\u00e9s, cette communication vise \u00e0 comprendre les logiques qui conduisent \u00e0 cette sous-repr\u00e9sentation de cette cat\u00e9gorie d\u2019\u00e2ge, et entravent la port\u00e9e du quota des jeunes dans la reconfiguration de la repr\u00e9sentation parlementaire au Maroc.<\/div><\/div>\n<p><strong>Thierry Desrues et Ana Velasco :<em><span style=\"color: #800000;\"> Le renouveau de l\u2019engagement associatif en Tunisie dans l\u2019apr\u00e8s Ben Ali. Les enseignements des jeunes participants aux Forums sociaux mondiaux et aux Forums de la Jeunesse<\/span><br \/>\n<\/em><\/strong><\/p>\n<div class=\"cb-toggler\"><i class=\"fa fa-plus\"><\/i><i class=\"fa fa-minus\"><\/i><a href=\"#\" class=\"cb-toggle\">R\u00e9sum\u00e9<\/a><div class=\"cb-toggle-content\">Dans cette communication, on aborde diverses dimensions de l\u2019engagement des jeunes tunisiens dans le secteur associatif dans le sillage de la \u00ab r\u00e9volution \u00bb de 2011. On part du constat de la croissance de l\u2019offre associative d\u00e8s la chute du r\u00e9gime autoritaire de Ben Ali et on tente de saisir l\u2019\u00e9volution de celle-ci au cours des cinq premi\u00e8re ann\u00e9es de la \u00ab \u00b7transition d\u00e9mocratique \u00bb. Pour ce faire, on pr\u00e9sente quelques r\u00e9sultats de quatre enqu\u00eates r\u00e9alis\u00e9es aupr\u00e8s de plusieurs centaines de jeunes activistes tunisiens lors de diverses rencontres de militants tels que les Forums sociaux mondiaux de Tunis en 2013 et en 2015 ou les Forums Jeunesse en 2015 et 2016. Parmi les dimensions abord\u00e9es, on analyse d\u2019abord la question de l\u2019engagement dans une association : le profil des activistes, leur socialisation, les motivations de l\u2019engagement militant, le choix des causes. On essaie de d\u00e9tecter l\u2019influence sur ce franchissement du rubicon qu\u2019ont les attitudes de ces jeunes envers les mouvements de protestation, les changements politiques et les processus \u00e9lectoraux r\u00e9cents qui ont suivi la \u00ab r\u00e9volution \u00bb. Ensuite, on s\u2019attarde sur la vie associative et la participation du jeune militant au sein de son organisation afin d\u2019\u00e9laborer une typologie des associations en fonction de leur cause, leur fonctionnement interne et leur relation avec l\u2019environnement institutionnel. <\/div><\/div>\n<p><strong>Hamida El Bour :<em><span style=\"color: #800000;\"> L\u2019image des jeunes dans les discours des m\u00e9dias : le cas de la Tunisie dans l\u2019apr\u00e8s Ben Ali<\/span><br \/>\n<\/em><\/strong><\/p>\n<div class=\"cb-toggler\"><i class=\"fa fa-plus\"><\/i><i class=\"fa fa-minus\"><\/i><a href=\"#\" class=\"cb-toggle\">R\u00e9sum\u00e9<\/a><div class=\"cb-toggle-content\">Les m\u00e9dias contribuent \u00e0 forger une opinion publique \u00e0 propos de pr\u00e9occupations et de probl\u00e8mes qui sont susceptibles d\u2019int\u00e9resser la soci\u00e9t\u00e9. En Tunisie, depuis 2011, ce postulat trouve son essence dans un contexte d\u00e9mocratique dont la libert\u00e9 de la presse et l&#8217;expression de la diversit\u00e9 des opinions sont des indicateurs. En effet, les m\u00e9dias dans les soci\u00e9t\u00e9s d\u00e9mocratiques sont des acteurs centraux, garantissant le pluralisme de celles-ci (El Bour, 2013a : 7). En vue d\u2019assumer le statut de \u00ab participants actif dans la vie d\u00e9mocratique \u00bb ( Irby et al., 2007, 197 ), ces m\u00e9diateurs engag\u00e9s envers le public ont l\u2019obligation de l\u2019informer.Ce public \u00e9tant multiple, d\u00e9centralis\u00e9 et exprimant diff\u00e9rentes orientations politiques, s\u2019attend \u00e0 trouver dans le discours m\u00e9diatique des \u00e9chos de ses pr\u00e9occupations et de ses opinions. Transpos\u00e9 au contexte tunisien postr\u00e9volutionnaire, les jeunes repr\u00e9sentant la majorit\u00e9 de la population, les m\u00e9dias sont suppos\u00e9s leur accorder leur attention et un espace \u00e0 leurs voix. Ceci \u00e9tant, m\u00eame dans un contexte de libert\u00e9, l\u2019action des m\u00e9dias reste bas\u00e9e sur la s\u00e9lection des faits \u00e0 diffuser. &#8220;La premi\u00e8re op\u00e9ration des m\u00e9dias \u00e9tant s\u00e9lective, de nombreux faits ne s&#8217;inscriront jamais dans le discours m\u00e9diatique&#8221; (Esquenazi, 2002, p. 48). Selon la th\u00e9orie de l&#8217;agenda setting des m\u00e9dias, ces derniers dressent l&#8217;\u00e9chelle des priorit\u00e9s, par les flux d&#8217;informations qu&#8217;ils diffusent et d\u00e9cident donc des faits \u00e0 mettre en exergue, et ils reproduisent, simultan\u00e9ment, l&#8217;image que les journalistes esquissent de la r\u00e9alit\u00e9 (Biagi, 2010, p.264). Notre objectif dans cette communication est d&#8217;\u00e9tudier les repr\u00e9sentations de la r\u00e9alit\u00e9 des jeunes dans le discours m\u00e9diatique en Tunisie. Pour ce faire, nous avons choisi d\u2019analyser le cas d\u2019un journal , Akher Khabar, (derni\u00e8re nouvelle), produit majoritairement par de jeunes journalistes. Il s\u2019agira pour nous d\u2019analyser les niveaux de perceptions et de repr\u00e9sentations des jeunes, en tant que sujet et en tant qu\u2019acteurs dans le discours m\u00e9diatique post r\u00e9volution.<\/div><\/div>\n<p><strong>Mohamed El Madkouri Maataoui :<span style=\"color: #800000;\"> <em>La voix f\u00e9minine jeune durant les mobilisations contre la \u00ab\u00a0Hogra\u00a0\u00bb en 2011 en Afrique du Nord : le cas du Maroc<\/em><\/span><\/strong><\/p>\n<div class=\"cb-toggler\"><i class=\"fa fa-plus\"><\/i><i class=\"fa fa-minus\"><\/i><a href=\"#\" class=\"cb-toggle\">R\u00e9sum\u00e9<\/a><div class=\"cb-toggle-content\">Dans le panorama social des \u00ab Printemps arabe \u00bb et ses d\u00e9rivations et cons\u00e9quences, qui pourraient \u00eatre \u00e9tudi\u00e9es \u00e0 partir de perspectives multiples, l&#8217;objectif de cette communication, au-del\u00e0 de repasser et d&#8217;analyser les convergences et les divergences entre les diff\u00e9rentes voix f\u00e9minines, est de souligner, d&#8217;un point de vue sociolinguistique, les principales caract\u00e9ristiques discursives de ces constructions linguistiques de protestation et de mobilisation (\u00e0 peine rendues visibles par la presse). L&#8217;axe principal de ce travail sera donc la description des productions linguistiques du discours f\u00e9minin de la revendication, dans le contexte des \u00ab Printemps arabes \u00bb et de ses circonstances ult\u00e9rieures (notamment au Maroc). Une des questions que nous avons soulev\u00e9es, \u00e0 cet \u00e9gard, est la suivante: quelles sont les caract\u00e9ristiques fondamentales de ces constructions f\u00e9minines du point de vue sociolinguistique?, Et de quoi se plaint la voix f\u00e9minine? On a observ\u00e9 que l\u2019axe qui articule les revendication tourne autour des injustices sociales tant mat\u00e9rielles qu\u2019immat\u00e9rielles. En ce qui concerne, la mat\u00e9rialit\u00e9 des injustices sociales, la voix d\u00e9nonce le piston et la corruption administrative, le ch\u00f4mage, la pr\u00e9carit\u00e9 \u00e9conomique et l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 des biens et de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 physique. Quant \u00e0 la dimension immat\u00e9rielle elle se concr\u00e9tise dans la d\u00e9nonciation des manquements \u00e0 la dignit\u00e9 humaine (Hogra), la discrimination dans l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement et l\u2019universalisation des lois, qui conduisent \u00e0 l\u2019arbitraire de la justice. Le corpus analys\u00e9 est compos\u00e9 d\u2019enregistrements de voix et d\u2019images post\u00e9s sur les r\u00e9seaux sociaux de communications dans l\u2019espace virtuel, ainsi que des fragments de discours et d\u2019images publi\u00e9s dans la presse.<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Particpation du groupe de recherche au WOCMES 2018 \u00ab\u00a0Discours, participation et repr\u00e9sentation politique et sociale des jeunes en Afrique du nord depuis 2011\u00a0: m\u00e9dias, soci\u00e9t\u00e9 civile et institutions\u00a0\u00bb Panel present\u00e9 et organis\u00e9 par Thierry Desrues (IESA-CSIC, JdA) et discut\u00e9 par Mohand Tilmatine (UCA) En Afrique du nord, les mobilisations de l\u2019hiver 2010-2011 qui ont conduit [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":3733,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[77,78],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lemaghreb.org\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3740"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lemaghreb.org\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lemaghreb.org\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lemaghreb.org\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lemaghreb.org\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3740"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.lemaghreb.org\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3740\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3743,"href":"https:\/\/www.lemaghreb.org\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3740\/revisions\/3743"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lemaghreb.org\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3733"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lemaghreb.org\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3740"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lemaghreb.org\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3740"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lemaghreb.org\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3740"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}