Gzi timettiyin n Tferka Ugafa

Après une arrestation rocambolesque qui a suscité une vague de solidarité, Taoufik Bouachrine, éditorialiste marocain connu pour son indépendance de ton, fait face à des accusations très lourdes.

RABAT – Après la solidarité, place à la stupeur. Le journaliste et directeur du quotidien arabophone Akhbar al-Yaoum Taoufik Bouachrine, initialement arrêté pour harcèlement et agressions sexuelles, est poursuivi, selon un communiqué du parquet : violences sexuelles présumées, traite d’êtres humains, chantage, exploitation de la faiblesse et de la précarité de femmes dont une enceinte, abus de pouvoir et d’autorité en vue d’obtenir des faveurs sexuelles, attentat à la pudeur en usant de violence, viol et tentative de viol, harcèlement sexuel. Le parquet ajoute que le journaliste a enregistré près de 50 vidéos compromettantes. Le nombre de victimes s’élèverait à huit.

Taoufik Bouachrine comparaîtra le 8 mars devant la justice.

Lundi en début d’après-midi, il a été déféré devant le procureur général du roi de la Cour d’appel de Casablanca. Si Mohamed Ziane, l’un des avocats du journaliste, disait dans un premier temps que « l’enquête portait sur des accusations sexuelles, mais celles-ci n’ont pas pu être prouvées », et que « sur huit plaintes, deux seulement ont été maintenues », l’avocat est resté injoignable pour commentaire après la décision du procureur du roi.

Vendredi 23 février au soir, une vingtaine de policiers en civil ont fait irruption au siège du journal arabophone Akhbar al-Yaoum, sixième quotidien le plus vendu au Maroc.

Les prises de position de l’éditorialiste, souvent critique envers le pouvoir, et sa proximité avec le Parti de la justice et du développement (PJD) ont, dans un premier temps, fait/laissé croire à des représailles du pouvoir.

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